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À l’entrée du site, vous trouverez l’accueil, la maison dans laquelle, tout au long de l’année, vivent des bénévoles de l’association les Amis de Bouricos, surnommés « les Permanents ». En effet, ils se relaient pour que le site soit ouvert chaque jour, tiennent la Boutique de Léon et renseignent les visiteurs sur le site et son histoire.

Cité comme castrum (village fortifié) de Boricos. Le seigneur des lieux établit un petit fortin en bois dès le XIe siècle (motte féodale).
Bouricos est présenté comme une fortification construite par la baronnie de Labouheyre dont ce quartier dépend.
Ce lieu a un statut particulier car c’est une propriété personnelle du roi d’Angleterre qui avait confié ce fief royal à un seigneur vassal avec la responsabilité et la garde de son « castrum ». Le dernier seigneur connu s’appelle Forest de Saint Clair.
La famille L’Ecuyer Forest de Saint Clair garde le domaine – environ 2000 hectares pour elle-même et ses héritiers – jusqu’à la Révolution.
A la Révolution, le domaine est confisqué par l’administration. Un certain Antoine Dupouy réussit à en faire racheter une partie par la famille L’Ecuyer et conserve le reste : l’airial et les maisons que nous connaissons aujourd’hui, environ 3 hectares.
L’église perd son statut de paroisse en 1790 ; elle est alors rattachée à la commune de Pontenx-en-Born. Chapelle, fontaine et chemins d’accès deviennent « propriété communale » (comme lieux de culte) lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905
Une descendante de Monsieur Dupouy épouse ensuite un certain Monsieur Coloubie qui permet à une communauté de moines de la Fraternité de la Vierge des Pauvres de s’y installer à partir de 1955. La chapelle est restaurée par la commune en 1956.
Grâce à la volonté du maire et du conseil municipal de Pontenx-les-Forges, c’est à cette même famille que la municipalité achète ce lieu au départ des frères, au printemps 2013, préservant ainsi définitivement, on l’espère, cet endroit magique propice aux haltes spirituelles et situé en dehors du temps…
Chaque année, depuis des siècles, « à la Saint-Jean », c’est à dire le 24 Juin, au solstice d’été, la foule se rassemble à Bouricos. Foire, messe, pèlerinage jusqu’à la fontaine et…bal sont au programme. L’airial est alors envahi par une foule considérable déversée « à pleines charrettes ».
Si l’on consulte l’indicateur de la Compagnie du Chemin de Fer des Landes des années 1910, on constate que « Trottoir de Bouricos » figure comme station de la ligne qui relie Labouheyre à Mimizan-les- Bains et qu’un train s’y arrête une fois par an, le 24 Juin…
Bouricos : Quartier de la commune de Pontenx-les-Forges (40200, communauté de Commune de Mimizan) situé à 4.5 Km du bourg en allant vers Luë/Labouheyre.
Origine du nom
Madame Bénédicte Boyrie-Fénié, docteur en géographie historique et spécialiste de la toponymie gasconne, a eu la gentillesse de faire pour nous des recherches sur l’origine du nom « Bouricos ».
Le lieu est bien nommé. C’est une belle pelouse qui porte la chapelle et ses dépendances, dominant un vallon bien marqué, ombragé et fangeux. Exactement ce que pourrait signifier le toponyme émanant très certainement du latin médiéval borra que le glossaire de Du Cange traduit par Cavus dumetis plenus, ubi stagnat aqua, « vallon plein de broussailles, où stagne l’eau ».
Bourricos / Bouricos – peu importe la graphie, très fluctuante dans les textes – est donc un terme du lexique gascon médiéval qui appartient, à l’évidence, à la famille des toponymes Bourret (c. Capbreton), Bourruque (c. Ychoux) ou Bourruguet (c. Lesperon) indiquant des bas-fonds humides, à l’instar des patronymes Bourrus et Bourrust.
Le suffixe –os, d’origine prélatine, est un marqueur linguistique local employé encore très tardivement dans la formation des noms de lieux avec une valeur de locatif ; il indique simplement l’endroit.
Cette analyse repose sur deux critères fondamentaux en onomastique (étude des noms propres) : le premier consiste à considérer l’état des lieux au moment de la création du toponyme, le second assure que la forme actuelle est compatible avec les exigences de la phonétique historique.
Mais alors : Bouricos un R ou deux R ?
Tout au long de nos recherches, depuis les plus anciens registres (1077),
puis actes notariés divers et variés et jusqu’au début des années 1900
nous trouvons Bouricos écrit avec un R.
Puis vers 1907, une association d’utilité publique, introduisit un deuxième R,
très certainement par attraction du français bourricot…
C’est donc bien avec un seul R que nous, nous écrivons BOURICOS !